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Élections à Tiébissou : Sortir du piège de l’identité pour choisir le développement

Alors que les lampions se sont éteints sur les derniers scrutins législatifs et municipaux, un constat amer persiste dans l’opinion publique à Tiébissou. Le débat politique, censé être le théâtre d’une confrontation d’idées et de programmes, a trop souvent laissé place aux vieux démons de la xénophobie et du tribalisme. Aujourd’hui, un cri de cœur s’élève : il est temps de privilégier la compétence et l’amour de la patrie sur l’origine ethnique.

Le mirage du « candidat de souche »

Dans la capitale du Tchéwi, une rhétorique dangereuse semble s’être installée au sein de certains cercles politiques, notamment chez des militants se réclamant du RHDP. L’idée selon laquelle il faudrait absolument être « autochtone » ou Baoulé pour porter les couleurs d’une formation politique ou briguer un mandat électif n’est pas seulement un frein à la démocratie ; c’est une insulte à l’esprit d’ouverture prôné par les pères fondateurs de la Côte d’Ivoire.

Ceux qui agitent le chiffon rouge de l’identité ne rendent service ni à leur parti, ni à leur région. En réalité, en érigeant des barrières fondées sur le patronyme ou l’origine géographique, ils étouffent l’émergence de talents et de bâtisseurs capables de transformer le quotidien des populations de Tiébissou.

Le développement n’a pas d’ethnie

Qu’un citoyen soit originaire du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest ou du Centre, sa valeur ne réside pas dans son arbre généalogique, mais dans sa capacité à poser des actes concrets. Un pont, une école, un centre de santé ou un projet d’autonomisation des femmes n’ont pas de « tribu ».

Le véritable militantisme consiste à soutenir ceux qui investissent, ceux qui bâtissent et ceux qui unissent. Exclure un cadre dynamique sous prétexte qu’il n’est pas « fils du sol » est une stratégie de courte vue qui condamne le département à la stagnation.

Pour un pacte de fraternité à Tiébissou

Il est impératif que les instances dirigeantes des partis politiques, et particulièrement celles du RHDP, rappellent à l’ordre les militants qui s’égarent dans des discours de haine. Le mérite doit redevenir le seul critère de sélection pour les futures échéances.

Tiébissou a besoin de bras, de toutes les intelligences et de tous les cœurs disposés à travailler. En 2026, l’enjeu ne doit plus être de savoir d’où vient le candidat, mais plutôt : « Qu’as-tu fait et que feras-tu pour le développement de Tiébissou ? »

Le temps est venu de clore le chapitre de la division pour ouvrir celui de l’émergence collective. Car au bout du compte, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne quand la compétence triomphe sur le préjugé.


Rhdpnews

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