Depuis le 18 mars dernier, le Président de la République, Alassane Ouattara, séjourne dans l’Hexagone. Ce déplacement, officiellement qualifié de « séjour privé », intervient dans un calendrier politique national dense, alimentant les analyses sur l’agenda de la fin de semestre.
C’est une habitude désormais ancrée dans l’agenda de la Présidence ivoirienne. Le couple présidentiel a quitté Abidjan à la mi-mars pour rejoindre la France. Si ce type de voyage est récurrent pour le locataire du Palais du Plateau, il n’en demeure pas moins scruté par les observateurs de la vie publique ivoirienne.
Un séjour de réflexion
Après un début d’année 2026 marqué par d’importants dossiers socio-économiques , notamment la gestion de la campagne cacaoyère et les ajustements budgétaires , ce retrait du Chef de l’État est présenté par ses proches comme un temps de repos et réflexion nécessaire.
Comme à l’accoutumée lors de ses absences prolongées, des bruits de couloir ont tenté de s’immiscer dans le débat public, s’interrogeant sur la forme physique du Président. Toutefois, aucune source officielle ou médicale n’est venue corroborer ces spéculations. Au contraire, les derniers Conseils des ministres présidés par Alassane Ouattara avant son départ montraient un dirigeant pleinement investi dans ses fonctions régaliennes.
L’État continue de tourner
L’absence physique du Président n’implique pas pour autant une vacance du pouvoir. À Abidjan, la machine gouvernementale continue de fonctionner sous la supervision du Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné et du Premier Ministre Robert Beugré Mambé. Les dossiers courants, ainsi que la coordination de l’action gouvernementale, suivent leur cours normal, prouvant la solidité des institutions.
Vers un retour imminent ?
Si la date exacte de son retour n’a pas été communiquée pour des raisons de sécurité et de confidentialité liées à l’aspect privé du voyage, l’on s’attend à ce que le Chef de l’État regagne la Côte d’Ivoire dans les prochains jours. Ce retour sera sans doute marqué par la reprise de grands chantiers et peut-être de nouvelles orientations stratégiques pour le second trimestre de l’année.
En attendant, le Président profite de la quiétude de sa résidence française, loin de l’effervescence politique abidjanaise, tout en restant, dit-on, en contact permanent avec ses principaux collaborateurs.
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