Dans la Côte d’Ivoire moderne, où le numérique, l’innovation et la gouvernance publique constituent les piliers du développement, certains hommes se distinguent par la richesse de leur parcours et leur capacité à transformer chaque responsabilité en opportunité d’impact. Kissinger Sacko, de son vrai nom Oumar Sacko, fait incontestablement partie de cette élite de décideurs qui marquent leur époque.
Au-delà de ses compétences reconnues et de ses nombreuses réalisations, Kissinger Sacko est également décrit par ceux qui le côtoient comme un homme humble, engagé et d’une grande discrétion. Cet éditorial est avant tout un hommage à sa personnalité et à ses valeurs. Pour l’avoir rencontré, même sans avoir eu l’occasion d’échanger longuement avec lui, j’ai été marqué par son calme, sa sérénité et l’impression d’être en présence d’un homme profondément bon. Dans un monde où la visibilité prend souvent le pas sur l’essentiel, il incarne une forme de leadership silencieux, fondé sur le travail, la retenue et le sens du devoir.
Formation et débuts académiques
Originaire de Bouaké, capitale de la région du Gbêkê, ce quadragénaire est issu d’une famille de trois enfants dont il est le benjamin et l’unique garçon. Très tôt, il se distingue par son goût pour l’excellence et sa passion pour les nouvelles technologies.
Après l’obtention de son baccalauréat série D au Lycée Classique de Bouaké en 1997, il poursuit des études supérieures en informatique à Abidjan. En 1999, il décroche un BTS d’État en Informatique Industrielle et Maintenance à l’ESAM de Vridi. Son brillant parcours lui vaut une prise en charge de l’État ivoirien pour intégrer l’EST Loko où il obtient, en septembre 2002, son diplôme d’Ingénieur Informaticien option Réseaux et Services Télécoms avec mention.
Fidèle à sa philosophie de formation continue, il retourne à l’université en 2013. Il obtient en 2014 un Diplôme d’Études Supérieures Professionnelles en Management des Systèmes d’Information à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody avant de poursuivre un MBA en Stratégie et Transformation Digitale à l’Institut Supérieur de Gestion de Paris. Il est également certifié CISCO et ITIL, deux références mondiales dans l’univers des technologies de l’information.
Parcours professionnel
Cette solide formation lui ouvre les portes de la Banque Africaine de Développement où il intervient de 2002 à 2005 en qualité d’ingénieur stagiaire puis de consultant IT au sein de la NESDA-BAD. Une expérience qui forge sa vision des systèmes d’information à grande échelle et de la gouvernance technologique.
Par la suite, il rejoint Atlantique Cellulaire, devenue Moov Côte d’Ivoire, où il occupe le poste de Chef de Service IT Adjoint et responsable de l’équipe User Support. Son expertise le conduit ensuite dans un cabinet international où il supervise des activités technologiques couvrant huit pays d’Afrique francophone, notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, les deux Congo, le Gabon, le Tchad et la Guinée-Conakry.
Parallèlement à sa carrière professionnelle, Kissinger Sacko s’investit dans la transmission du savoir. Entre 2005 et 2010, il enseigne les filières NTIC au Groupe Loko et participe à la formation de milliers de jeunes Ivoiriens. Pour beaucoup, il demeure une référence, un mentor et un modèle de réussite.
Engagement numérique et influence citoyenne
Mais c’est également sur les réseaux sociaux que Kissinger Sacko bâtit sa notoriété nationale. Figure emblématique du web ivoirien, il est le créateur de la célèbre JOMIF (Journée de Maracana Inter-Forum Facebook), une initiative qui a réussi à transformer les communautés virtuelles en véritables espaces de fraternité et de cohésion sociale. Durant près d’une décennie, il anime une communauté de plus de 100 000 membres et devient l’un des pionniers du militantisme numérique en Côte d’Ivoire.
Direction de la DGTTC
Reconnu pour son sens de l’innovation, son leadership et sa capacité à fédérer les énergies, il franchit une nouvelle étape majeure de sa carrière en juin 2024 lorsque le gouvernement ivoirien lui confie les rênes de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) du Ministère des Transports. Installé officiellement le 18 juin 2024, il succède à Lucien Tiessé à la tête de cette importante administration stratégique. (Ministère des Transports)
Cette nomination vient consacrer plus de deux décennies d’expérience dans le management, les systèmes d’information, la transformation digitale et la conduite du changement. À la tête de la DGTTC, Oumar Sacko pilote désormais les politiques publiques liées à la réglementation des transports terrestres, à la circulation routière, à la sécurité des usagers ainsi qu’à la modernisation du secteur des transports en Côte d’Ivoire. (Gouvernement de Côte d’Ivoire)
Sous son leadership, la DGTTC s’est engagée dans une dynamique de modernisation et d’amélioration continue des services aux citoyens. Ses différentes interventions publiques démontrent une volonté affirmée de renforcer la sécurité routière, de promouvoir le civisme sur les routes et d’accompagner la transformation profonde du secteur des transports voulue par le gouvernement ivoirien. (Abidjan.net)
Le parcours de Kissinger Sacko illustre parfaitement la rencontre entre l’excellence académique, l’innovation technologique, l’engagement citoyen et le sens de l’État. De Bouaké aux plus hautes responsabilités administratives du pays, il incarne cette génération de cadres ivoiriens qui mettent leurs compétences au service du développement national.
À travers son itinéraire exceptionnel, Oumar « Kissinger » Sacko démontre qu’il est possible de réussir dans le secteur privé, de marquer durablement l’univers du numérique et de répondre, avec la même exigence, à l’appel du service public. Une trajectoire inspirante qui fait aujourd’hui de lui l’une des figures montantes de la nouvelle génération de bâtisseurs de l’État ivoirien
Romaric Junior









