Analyse de Jeannette BADOUEL, Cadre Politique / Région du Tonkpi et Actrice en Coopération économique, Développement territorial et Relations internationales.
La coopération autour de la filière cacao entre la Côte d’Ivoire et le Ghana constitue aujourd’hui un modèle de dialogue stratégique et d’intégration économique entre deux grandes nations productrices. Elle traduit une volonté commune de mieux structurer un secteur essentiel de nos économies, de renforcer la position des pays producteurs sur l’échiquier international et de garantir une meilleure valorisation du travail des millions de producteurs africains.
En ma qualité de cadre politique de la région du Tonkpi, d’actrice en coopération économique, développement territorial et relations internationales, et de Secrétaire Départementale RHDP de Logoualé, j’exprime ma profonde appréciation pour cette dynamique exemplaire portée par la Côte d’Ivoire et le Ghana. Une coopération qui s’inscrit dans une vision de développement, de stabilité économique et de défense des intérêts des producteurs.
La région du Tonkpi, dont je suis originaire, occupe une place importante dans cette ambition nationale. Région agricole majeure, elle contribue fortement à la production cacaoyère ivoirienne et abrite des milliers de producteurs dont le travail quotidien participe à la force économique de notre pays.
Cette réalité donne une dimension particulière à cette coopération, car derrière les grandes orientations économiques se trouvent des communautés rurales, des familles et des acteurs agricoles qui attendent des politiques capables d’améliorer durablement leurs conditions de vie.
Cette vision rejoint les orientations impulsées par Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, qui a toujours placé le développement agricole, la valorisation des producteurs et le développement équilibré des régions au cœur de l’action publique.
À ce titre, il est important de reconnaître les efforts engagés pour renforcer la compétitivité de notre économie, accompagner les acteurs de la filière cacao et donner à la Côte d’Ivoire une place majeure dans les discussions internationales relatives à cette richesse stratégique.
La coopération Côte d’Ivoire–Ghana ouvre ainsi une nouvelle étape dans la transformation de la filière cacao africaine. Elle porte l’ambition de passer d’une logique de simple production à une approche de création de valeur, où les producteurs, les coopératives, les organisations interprofessionnelles et les États travaillent ensemble pour bâtir un modèle plus équitable et durable.
La réussite de cette ambition dépendra de la capacité de tous les acteurs à maintenir cette synergie afin de faire du cacao un véritable instrument de développement économique, social et territorial au bénéfice des générations présentes et futures.









