Président de l’Alliance pour le Développement et la Paix en Côte d’Ivoire (ADPCI)
Thème : Développement, paix et perspective de rapprochement avec le RHDP
Question : Monsieur le Président, pouvez-vous présenter l’ADPCI ?
Diago Anicet : L’Alliance pour le Développement et la Paix en Côte d’Ivoire (ADPCI) est née d’une volonté de contribuer au développement de notre pays, tout en consolidant la paix et la cohésion entre les Ivoiriens.
Notre action repose principalement sur trois axes : le développement économique, la paix sociale et la responsabilité citoyenne. Nous voulons également accorder une place importante à la jeunesse, à l’entrepreneuriat, à l’investissement et à la diaspora.
Question : Vous êtes opérateur économique et vous vivez en France, avec des activités également au Maroc et au Qatar. Que peut apporter cette expérience à votre engagement en Côte d’Ivoire ?
Diago Anicet : L’entrepreneuriat m’a appris que le développement se construit avec du travail, de la méthode, de la confiance et des résultats.
Mon expérience internationale m’a permis de découvrir différents modèles économiques et de mesurer l’importance de la formation, de l’investissement privé, de l’innovation et de la création d’emplois.
Je souhaite mettre cette expérience au service de mon pays. La diaspora ivoirienne dispose de compétences, de réseaux et de capacités d’investissement importantes. Nous devons créer les conditions pour qu’elle puisse contribuer davantage au développement de la Côte d’Ivoire.
Question : Vous êtes issu du RHDP. Pourquoi avoir créé l’ADPCI et quelles relations souhaitez-vous entretenir avec cette formation politique ?
Diago Anicet : La création de l’ADPCI ne répond pas à une logique d’opposition ou de confrontation. Je suis issu du RHDP et je connais cette famille politique.
Aujourd’hui, mon approche est de rechercher les convergences qui peuvent servir l’intérêt national. L’ADPCI souhaite conserver son identité et sa capacité de proposition, tout en restant ouverte au dialogue avec les différentes forces politiques.
Notre volonté de rapprochement avec le RHDP traduit donc une volonté de construire des passerelles et d’identifier des espaces de collaboration autour du développement, de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale.
Question : Concrètement, comment envisagez-vous ce rapprochement avec le RHDP ?
Diago Anicet : Il doit reposer sur des objectifs clairs et sur le respect mutuel. Nous pouvons envisager des cadres de dialogue et des initiatives communes en faveur du développement local, de l’entrepreneuriat, de la jeunesse et de la diaspora.
L’essentiel est de pouvoir travailler ensemble sur les questions qui touchent directement les populations, tout en permettant à chaque partie de conserver son identité.
Question : Quel regard portez-vous sur la Côte d’Ivoire actuelle et sur ses enjeux de développement ?
Diago Anicet : La Côte d’Ivoire dispose de nombreux atouts, notamment sa jeunesse, son potentiel agricole, ses infrastructures, son secteur privé et sa position stratégique dans la sous-région.
Nous devons cependant continuer à travailler sur l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, l’accès aux opportunités économiques et le développement des différentes régions.
Le développement doit être inclusif et permettre au plus grand nombre de bénéficier des opportunités économiques.
Question : Quelle place doit occuper la diaspora dans le développement national ?
Diago Anicet : La diaspora ne doit pas être considérée uniquement comme une source de transferts financiers. Elle représente également un important réservoir de compétences, d’expériences, de réseaux et d’investissements.
Nous devons encourager les partenariats entre les entreprises de la diaspora et celles implantées en Côte d’Ivoire afin de favoriser la création d’entreprises, le transfert de compétences, la formation et la création d’emplois.
Question : Quelle place l’ADPCI souhaite-t-elle accorder à la jeunesse ?
Diago Anicet : La jeunesse doit être considérée comme une force de proposition et d’action. Nous voulons encourager une jeunesse qui entreprend, se forme, innove et participe pleinement à la vie de la nation.
Notre responsabilité est de créer des cadres permettant aux jeunes d’exprimer leur potentiel. L’avenir de la Côte d’Ivoire ne peut pas se construire sans eux.
Question : Quel message souhaitez-vous adresser aux Ivoiriens ?
Diago Anicet : Je veux adresser un message de responsabilité, de paix et de confiance en notre pays.
L’ADPCI souhaite contribuer de manière constructive au débat national en mettant en avant le développement, l’investissement, la paix et la cohésion.
Nous voulons créer des passerelles entre les acteurs politiques, économiques, sociaux et la diaspora. La Côte d’Ivoire dispose des ressources humaines et économiques nécessaires pour poursuivre son développement. À nous de travailler ensemble, dans le respect de nos différences, pour construire un avenir commun.









