La Côte d’Ivoire entend franchir un nouveau cap dans la valorisation de sa filière karité. À l’occasion de la conférence de presse annonçant officiellement la première édition du Salon national du karité (SNKA), Konaté Issa, Directeur général adjoint du Conseil Coton-Anacarde-Karité (CCAK), représentant le Directeur général, M. Mamadou Berté, a exposé les principaux enjeux liés à la structuration, à la transformation et à la compétitivité de cette filière à fort potentiel.
Prévu les 13 et 14 octobre 2026 à Abidjan, le SNKA se tiendra autour du thème : « Quel écosystème pour le développement durable de la filière karité en Côte d’Ivoire ? » Une thématique qui traduit la volonté des acteurs de réfléchir à un modèle capable de faire du karité une véritable source de création de valeur, d’emplois et de revenus.
Konaté Issa : franchir le cap de la collecte vers l’industrie
Représentant le DG Mamadou Berté à cette conférence de presse, Konaté Issa a insisté sur la nécessité pour la Côte d’Ivoire de changer de paradigme dans l’exploitation du karité.
Pour le DGA du CCAK, le véritable enjeu n’est désormais plus uniquement de produire et de collecter la matière première, mais de construire autour d’elle une véritable industrie.
« Le véritable défi pour la Côte d’Ivoire n’est donc plus seulement de produire du karité, mais de passer d’une économie de collecte et d’exportation à une véritable industrie du karité. »
Cette transformation ouvre, selon lui, d’importantes perspectives en matière de création d’emplois, notamment pour les femmes, d’augmentation des revenus ruraux et de développement des recettes d’exportation.
L’ambition est donc de faire évoluer la filière vers davantage de transformation locale, afin que la valeur générée par le karité profite davantage à l’économie nationale et aux acteurs qui animent cette chaîne de valeur.
Depuis avril 2025, le CCAK accompagne la structuration de la filière
Dans son intervention, Konaté Issa a également rappelé l’évolution institutionnelle intervenue en avril 2025, lorsque le Gouvernement ivoirien a décidé d’étendre au karité les règles de commercialisation et de régulation appliquées au coton et à l’anacarde.
La filière karité relève désormais du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCAK), placé sous la direction générale de Mamadou Berté.
Depuis cette prise en charge, un processus de structuration progressive a été engagé.
La première étape a porté sur l’identification des différents acteurs de la filière, préalable indispensable à une meilleure connaissance et à une organisation plus efficace de la chaîne de valeur.
La seconde étape consiste désormais à aller plus loin dans la transformation et la seconde transformation, avec une attention particulière accordée à la qualité des produits fabriqués en Côte d’Ivoire.
Pour le CCAK, cette démarche doit permettre de poser les bases d’une filière mieux organisée, plus performante et davantage tournée vers la création de valeur.
Trois priorités : structurer, autonomiser, améliorer la qualité
À travers son intervention, le représentant du DG Mamadou Berté a fait ressortir trois axes prioritaires pour accompagner le développement durable du karité ivoirien.
Le premier concerne la structuration d’une filière plus compétitive. L’objectif est de renforcer l’organisation des acteurs et de créer les conditions permettant au karité ivoirien de mieux se positionner sur les marchés.
Le deuxième axe porte sur l’autonomisation des actrices de la chaîne de valeur, notamment les femmes, qui jouent un rôle essentiel dans les activités liées au karité. Leur implication doit davantage s’accompagner de mécanismes leur permettant de tirer pleinement profit de la valeur créée par la filière.
Le troisième axe concerne la qualité. Pour le CCAK, l’amélioration des standards et de la qualité des produits constitue une condition essentielle pour renforcer la compétitivité du karité ivoirien et conquérir de nouveaux marchés.
Ces trois orientations — structuration, autonomisation et qualité — constituent ainsi des leviers majeurs pour faire entrer la filière dans une nouvelle phase de son développement.
Le SNKA, une plateforme pour révéler le potentiel du karité ivoirien
C’est dans cette dynamique que Konaté Issa, au nom du DG Mamadou Berté, a salué l’organisation du Salon national du karité.
Pour le CCAK, cette plateforme représente une excellente opportunité de réunir les différents acteurs et de mettre en lumière tout le potentiel du karité ivoirien.
Le SNKA doit favoriser les rencontres entre producteurs, transformateurs, industriels, investisseurs, chercheurs et autres acteurs de la chaîne de valeur. Il doit également contribuer à faire émerger des partenariats, à promouvoir les innovations et à encourager les investissements.
Au-delà de la rencontre professionnelle, l’enjeu est de créer un véritable écosystème favorable au développement durable de la filière.
Transformer le potentiel en valeur
À travers cette intervention, le CCAK réaffirme ainsi son ambition d’accompagner la mutation de la filière karité vers davantage de structuration, de transformation, de qualité et de compétitivité.
La première édition du Salon national du karité, placée sous le patronage de Mme Dominique Ouattara, Première Dame de la République de Côte d’Ivoire, s’inscrit pleinement dans cette dynamique.
Les 13 et 14 octobre 2026, les différents acteurs de la filière sont attendus à Abidjan pour réfléchir à la construction d’un écosystème capable de répondre aux défis actuels et de libérer tout le potentiel du karité ivoirien.
Le message porté par Konaté Issa, représentant le Directeur général Mamadou Berté, est sans ambiguïté : l’avenir du karité ivoirien passe par la transformation de la matière première, la montée en qualité, la structuration des acteurs et la création d’une véritable industrie nationale.
L’enjeu n’est donc plus seulement de produire du karité, mais de transformer ce potentiel en valeur durable pour les producteurs, les femmes, les territoires et l’économie ivoirienne.









